Le camp des haussiers sur l'or ne cesse de croître ! RBC : à la fin de l'année, direction le seuil des 5000, porté par trois grands vents favorables
Source : Cailian Press
Christopher Louney, responsable mondial de la stratégie sur les matières premières et de la recherche Moyen-Orient et Afrique du Nord chez RBC Capital Markets, a déclaré que la récente évolution du prix de l’or montre que l’instabilité géopolitique, la dédollarisation mondiale et les inquiétudes concernant la dépréciation du dollar sont de nouveau au centre de l’attention, et que le prix de l’or est désormais prêt à franchir le seuil des 5 000 dollars.
Dans son dernier rapport d'analyse sur les matières premières, Louney écrit : « Cette année, nous ne changeons pas nos prévisions publiées en décembre dernier, et cela pour de bonnes raisons. Nous soulignons que, même si les facteurs fondamentaux qui font progresser le prix de l’or peuvent connaître une pause temporaire, ils sont toujours présents. »
« Bien que les positions dans les produits négociés en bourse (ETP) aient diminué pendant plus d’un trimestre, nous pensons que l’allocation d'actifs motivée par le retour de l’incertitude, la dédollarisation et la crainte de dépréciation reste d’actualité. Ces flux de capitaux reviendront et entraîneront une nouvelle hausse du cours de l’or — cette opinion est confortée par le rebond de l’or au début du mois d’août, la tarification actuelle et les patterns d’entrées de capitaux », a-t-il ajouté.
Louney précise en outre : « Nous pensons toujours que, pour le reste de l’année, le cours de l’or évoluera la plupart du temps entre 4 500 et 5 000 dollars l’once (une perspective inchangée et pleine de confiance), et nous tenons particulièrement à souligner notre fourchette de prévision moyen-haut pour le troisième et le quatrième trimestre (ainsi que pour toute l’année). »
Dans le rapport prospectif sur l’or pour 2026 publié par RBC en décembre dernier, Louney a indiqué que la trajectoire de moindre résistance pour l’or cette année reste à la hausse.
« Dans un contexte rempli d’incertitudes, l’or a démontré sa valeur au cours de l’année écoulée et, sauf disparition totale de l’incertitude, nous pensons que la trajectoire de moindre résistance pour l’or est une consolidation ou une hausse », écrivait-il alors.
Dans le dernier rapport cité ci-dessus, Louney souligne également : « Si nous pouvons tirer une leçon clé de 2025 pour 2026, c’est que même si l’incertitude peut se présenter de différentes façons, l’incertitude persistante sur les droits de douane, la géopolitique, les conflits, les situations politiques, les shutdowns gouvernementaux, la législation, etc., fait que les investisseurs estiment leur allocation or insuffisante. Compte tenu de la bonne performance du prix de l’or et d’une corrélation relativement faible, il apparaît désormais plus facilement comme un élément stratégique de portefeuille. »
« Outre le volume des achats, la narration autour de l’achat massif et continu d’or par les banques centrales contribue aussi à instaurer une structure d’autorisation plus large pour la poursuite de l’allocation d’or par les investisseurs », écrit Louney.
Le constat n’est pas isolé. La société Goldman Sachs note également que, les banques centrales cherchant à diversifier leurs réserves de change, la demande en or reste forte.
« Nous constatons de façon continue l’augmentation des réserves d’or des banques centrales, une tendance qui dure depuis plusieurs années, car elles diversifient leurs réserves afin de se prémunir contre les risques géopolitiques et financiers, ce qui est cohérent avec les observations des enquêtes récentes », précise le rapport, en anticipant qu’en 2026, les banques centrales continueront d’acheter en moyenne 50 tonnes d’or par mois, contre 17 tonnes par mois en moyenne avant 2022.
Éditeur : Zhu Henan

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