Chute à 20h30, nouvelle chute à 1h00, puis tout est soudainement devenu calme
Source : Bulletin du marché mondial
La baisse n’a pas été particulièrement importante, mais ce qui mérite vraiment d’être surveillé, c’est le fait que les gens recommencent à croire que « le marché peut aussi corriger ». Le changement d’humeur précède souvent l’évolution des prix eux-mêmes.
Les marchés mondiaux ont de nouveau connu une scène où « le dollar monte, tout le reste baisse » :
- Les marchés boursiers américains ont chuté dans leur ensemble, l’indice Nasdaq a perdu 1,47% ;
- Or était l’actif le plus représentatif hier soir, une première baisse à 20h30, puis une autre à 01h00, aboutissant à un passage sous le niveau symbolique des 4000 dollars ;
- Les prix du pétrole ont légèrement baissé, le brut américain étant juste sous 80 dollars, sous l’effet de prises de profits ;
- L’indice du dollar a maintenu sa hausse, mettant fin à deux jours consécutifs de baisse.
Premièrement, en apparence, jeudi n’était pas une journée particulièrement mauvaise, la baisse des actions américaines n’était pas très marquée. Le problème, c’est que ce qui a pesé sur les indices, c’est le principal moteur de cette année, à savoir semi-conducteurs et matériels AI. Tant que cette tendance continue de baisser, la stabilité apparente des indices cache une fragilité des sentiments du marché. La baisse d’hier marque que les gens ne croient plus à une hausse continue des actions américaines, et certains pensent que le marché pourrait entamer une phase de correction.
Deuxièmement, les données économiques n’ont pas non plus apporté de réponse rassurante. Les ventes au détail étaient solides, les demandes initiales d’allocations chômage inférieures aux attentes, l’enquête de la Fed de Philadelphie a fortement rebondi, accompagnée d’une hausse des indicateurs de prix — la hausse des taux de juillet écartée, mais celle de septembre reste en suspens.
Troisièmement, les cours du pétrole constituent un autre facteur d’instabilité ; le brut américain a grimpé à près de 81 dollars en séance avant de retomber sous les 79 dollars, ce qui montre que le seuil des 80 dollars reste une frontière efficace. Si le pétrole repasse solidement à 80 dollars, les pressions sur l’inflation et les taux reviendront.
Quatrièmement, le véritable risque de vendredi est « personne n'ose conserver une position avant le week-end » ; le conflit au Moyen-Orient n’est pas terminé, les frappes américaines contre l'Iran se poursuivent, les risques à Hormuz et en mer Rouge restent présents. À l’approche de la clôture vendredi, certains capitaux pourraient réduire leur exposition aux risques du week-end. Si le pétrole repart à la hausse en fin de séance et que les achats de valeurs refuges reviennent, les actions américaines pourraient être sous pression. Ainsi, l’évolution de vendredi pourrait être : tentative de réparation en journée, gestion du risque du week-end en clôture.
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