L'euro reste proche de ses plus hauts niveaux en sept semaines après la révision à la baisse du PMI manufacturier de la zone euro.
L’euro (EUR) affiche des pertes modérées face au dollar américain (USD) ce lundi, se négociant à 1,1525 au moment de la rédaction, mais restant proche des plus hauts de sept semaines, à 1,1556 atteints plus tôt dans la journée. Les chiffres définitifs de l’indice PMI des directeurs d’achat de la Eurozone ont confirmé une expansion modérée de l’activité du secteur en juillet, tandis que l’espoir de nouveaux pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran apporte un soutien supplémentaire à l’euro.
L’indice PMI manufacturier HCOB final de la Eurozone a été révisé à la baisse à 51,9 en juillet, contre une estimation précédente de 52,0. Il s’agit toutefois d’une amélioration modérée par rapport à la valeur de 51,4 enregistrée en juin et de sa meilleure performance depuis avril, ce qui suggère que l’activité des usines de la région montre une certaine résilience face au choc énergétique et à l’incertitude liée à la guerre en Iran.
Les PMI manufacturiers HCOB de l’Espagne et de l’Italie ont montré une expansion modérée en juillet, mais sont restés en dessous des niveaux anticipés par le consensus du marché. Le PMI manufacturier de l’Allemagne a affiché une amélioration significative, tandis que l’activité manufacturière française s’est contractée contrairement aux attentes.
Auparavant, les ventes au détail allemandes ont déçu, affichant une baisse de 1,1 % en juin, soit plus du double du recul de 0,5 % prévu par les analystes, et cela aurait pu être bien pire sans la hausse de 2,1 % des ventes dans les stations-service. Ces chiffres font suite à une augmentation de 1,2 % en mai.
L’appétit pour le risque et la baisse des prix du pétrole soutiennent l’euro
L’euro bénéficie d’un certain soutien grâce à une humeur modérément tournée vers le risque et à la baisse des prix du pétrole, alors que les hostilités au Moyen-Orient ont cessé et que le président américain Donald Trump a affirmé que les négociations avec Téhéran débuteraient lundi. Toutefois, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a démenti toute discussion avec les États-Unis concernant le détroit d’Hormuz, un corridor maritime vital pour les approvisionnements mondiaux de pétrole brut.
Les analystes de ING affirment que le taux EUR/USD « devrait probablement mieux s’en sortir », en soulignant « de bons chiffres réels de la Eurozone la semaine dernière, la baisse des prix du pétrole et beaucoup de vente de dollar venant du Japon » comme facteurs de soutien. À l’avenir, cependant, ils doutent que « de telles nouvelles aient un impact durable sur l’euro ».
Les experts d’ING estiment que le moteur plus important et durable de la tendance EUR/USD demeure la décision du Fed en septembre, notant que celle-ci « reste non résolue », et que les données américaines cette semaine détermineront si la paire termine la semaine « en testant la résistance 1,1615/20 ou en repassant sous 1,15 ».
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