Le prix du pétrole rebondit après trois jours de baisse alors que les États-Unis repoussent une tentative d’attaque de l’Iran.
Source : Bulletin des marchés mondiaux
Dans le contexte d'une nouvelle série de conflits au Moyen-Orient et de menaces persistantes sur l'approvisionnement énergétique, les prix du pétrole rebondissent après trois jours consécutifs de baisse.
Les contrats à terme sur le pétrole WTI ont augmenté de plus de 5 % à un moment donné, dépassant les 83 dollars par baril, récupérant partiellement les 14 % de pertes des trois dernières séances de trading. Le Brent a clôturé mardi près de 84 dollars. Selon un post sur la plateforme X, l’armée américaine a annoncé avoir intercepté avec succès une tentative d’assaut iranienne visant les forces américaines stationnées au Moyen-Orient.
Par ailleurs, pour la deuxième journée consécutive, des groupes de milices soutenus par l’Iran en Irak ont envoyé des drones sur les installations pétrolières situées à l’est de l’Arabie saoudite, accentuant la pression sur ce pays déjà confronté à des restrictions de transport de pétrole en raison du blocus maritime. Le ministère saoudien de la Défense a déclaré mardi avoir intercepté ces drones, sans préciser si les installations concernées avaient été endommagées.
Les prix du pétrole ont affiché une forte volatilité ce mois-ci : initialement, les tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran et la propagation du conflit à la mer Rouge ont conduit les forces houthis soutenues par Téhéran à menacer de bloquer les ports saoudiens, faisant grimper les prix du pétrole ; puis, à la faveur de l’apaisement de la situation, les prix ont perdu une partie de leur hausse. Le marché continue de concentrer son attention sur le transport du pétrole brut, la capacité de navigation du détroit d’Hormuz restant toujours limitée.
Sur le plan diplomatique, l’Iran a informé Oman que sa proposition de trajectoire clé par le détroit d’Hormuz (contrôlée à 50 % par Téhéran et à 50 % par Oman) ne répond pas aux inquiétudes iraniennes. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré sur la chaîne nationale que les voies d’entrée au port devaient être entièrement sous contrôle iranien, et qu’une partie des voies de sortie devait aussi l’être.
À Washington, le président américain Trump a rencontré le Premier ministre israélien Netanyahu, Trump cherchant à éviter une nouvelle frappe aérienne contre l’Iran. Israël, qui avait co-initié la guerre en février avec les États-Unis, privilégie désormais une résolution par la négociation. Après la réunion, un porte-parole israélien a indiqué que toutes les parties préfèrent "la voie la plus douce" (c’est-à-dire la négociation), plutôt que "la voie difficile" (c’est-à-dire l’action militaire).
Selon un document obtenu par les médias, l’American Petroleum Institute rapporte une baisse de 3,3 millions de barils des stocks de brut aux États-Unis la semaine dernière, ce qui indique une pression accrue sur les réserves mondiales de pétrole. Cette baisse inclut celle du hub clé de Cushing, dans l’Oklahoma. Les données officielles sur les stocks seront publiées plus tard mercredi.
Le prix des contrats à terme sur le WTI pour livraison en septembre a augmenté de 4 % à 82,46 dollars le baril ; ceux sur le Brent pour livraison en septembre ont baissé de 4,8 %, clôturant à 84,09 dollars le baril.
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