Une surprise s'est produite 30 minutes après l'ouverture du marché.
Source : Cercle d’information de Wall Street
Le lundi, il ne s’agit pas de voir si le marché a été effrayé, mais de voir si le prix du pétrole peut transformer cette frayeur en valorisation de l’inflation.
L’ouverture des marchés mondiaux a été très volatile lundi :
Le prix du pétrole a bondi à l’ouverture, mais le brut américain n’a pas encore franchi les 75 dollars ;
Le prix de l’or a ouvert avec un gap baissier, chutant sous les 4100 dollars ;
L’indice du dollar américain a ouvert en hausse, dépassant le niveau 101, ce qui représente le premier signal d’alerte pour les marchés mondiaux ;
Le rendement des obligations américaines à 10 ans est monté à 4,59 %.
Premièrement, il ne s’agit pas d’une « minute de trading » comme auparavant, mais il semble plutôt que le marché commence à revaloriser les actifs. Ces dernières semaines, on observait souvent le scénario « d’abord trading la guerre, ensuite trading la fin de la guerre », mais cette fois-ci, 30 minutes après l’ouverture, les actifs en hausse ne sont pas revenus en arrière comme habituellement, et ceux en baisse n’ont pas retrouvé le terrain perdu.
Deuxièmement, le seul élément qui n’a pas encore confirmé la tendance est le prix du pétrole. Le dollar et le rendement des obligations américaines ont déjà atteint les niveaux clés mentionnés dans notre article d’hier. Cette journée servira donc à surveiller le pétrole. Si le brut américain ne parvient pas à s’installer durablement au-dessus des 75 dollars, cela signifiera que le risque d’approvisionnement énergétique n’a pas encore été intégré dans la valorisation du marché. En revanche, si le prix reste stable au-dessus des 75 dollars et progresse vers 77~80 dollars, alors le marché ne traitera plus seulement la géopolitique mais bien la montée de l’inflation importée.
La situation chaotique du détroit d’Ormuz accroît l’incertitude ; l’Iran affirme avoir fermé ce passage, tandis que les États-Unis déclarent que la navigation peut toujours passer par les routes sud du détroit.
Troisièmement, le point d’attention de la semaine est la publication du CPI américain de juin, prévue mardi, dont l’importance est supérieure à d’habitude (la veille du CPI, le marché est souvent sujet à un « retrait préventif »). Les économistes prévoient une légère baisse de l’inflation globale et de l’inflation de base en juin, mais les deux devraient rester largement supérieures à l’objectif de 2 % de la Fed.
Ce qui mérite vraiment l’attention aujourd’hui, ce n’est pas combien les marchés ont augmenté ou chuté à l’ouverture, mais plutôt de vérifier après la séance européenne et avant l’ouverture des marchés américains si ces actifs peuvent maintenir leurs positions actuelles. Si le dollar reste stable autour de 101, le rendement des obligations américaines à 10 ans se maintient près de 4,60 %, et le brut américain franchit durablement les 75 dollars, alors le marché pourrait être entré dans une nouvelle phase de revalorisation du risque ; à l’inverse, si le pétrole retombe, si le dollar et le rendement des obligations américaines haussent puis reculent, cette semaine ne serait alors qu’une courte période de fluctuations dictées par l’émotion.
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