Trente machines et un branchement sous surveillance. La police malaisienne a interpellé deux hommes après la découverte d’une installation de minage de Bitcoin alimentée, selon les premiers éléments de l’enquête, par une connexion électrique illégale. L’opération s’est déroulée à Seri Iskandar, dans l’État de Perak, avec l’appui du fournisseur national Tenaga Nasional Berhad.
- La police malaisienne a interpellé deux individus suite à la découverte d’une installation de minage de Bitcoin.
- L’opération a révélé une connexion électrique illégale utilisée pour alimenter cette installation à Seri Iskandar, avec l’aide de Tenaga Nasional Berhad.
Bitcoin : 30 machines saisies dans une ferme de minage clandestine
L’intervention a réuni la division des enquêtes criminelles du district de Perak Tengah et les équipes techniques de Tenaga Nasional Berhad, principal fournisseur d’électricité de Malaisie. Leur inspection d’un local situé à Seri Iskandar a révélé un câblage qui aurait permis d’alimenter les équipements sans passer par une connexion régulière.
Selon la presse locale, les policiers ont saisi 30 machines de minage de Bitcoin, un routeur Internet, un switch réseau et une bobine de câble électrique. Deux ressortissants malaisiens ont également été placés en détention afin d’aider les enquêteurs à déterminer leur rôle dans l’exploitation du site. Aucune mise en accusation ni condamnation n’a encore été annoncée.
L’affaire relève de la section 427 du Code pénal malaisien, consacrée aux dégradations volontaires, et de la section 37(1) de l’Electricity Supply Act 1990. Cette dernière encadre notamment les infractions liées aux installations électriques et permet au fournisseur de réclamer le paiement des revenus perdus et de certains frais engagés.
Le minage de Bitcoin n’est pas interdit en Malaisie. En revanche, l’activité nécessite une quantité importante d’électricité et devient illégale lorsque les exploitants modifient les compteurs ou se branchent directement sur le réseau pour éviter la facturation.
Miner en volant l’électricité ? Un très bon plan, mais il ne faut pas se faire prendre !
Perak multiplie les opérations contre le vol d’électricité
Cette saisie ne constitue pas un cas isolé dans l’État de Perak. Le 31 août, la police avait récupéré 168 machines de minage lors de quatre perquisitions menées à Sungai Siput et Seri Iskandar. Trois locaux avaient été identifiés à Sungai Siput, avec 132 appareils, tandis que 36 autres machines avaient été découvertes à Seri Iskandar. La valeur totale du matériel approchait 500 000 ringgits, soit environ 100 000 euros.
En juillet, deux autres installations situées dans des locaux commerciaux de Seri Iskandar avaient conduit à la saisie de 62 machines. Puis, en juin, la police du district avait détruit 554 appareils provenant de 25 dossiers instruits entre 2024 et 2026.
Le mode opératoire repose souvent sur l’occupation de boutiques ou de bâtiments peu surveillés, suivie d’un raccordement direct au réseau. Ces installations réduisent les coûts du minage, dont l’électricité représente la principale dépense, mais exposent aussi les bâtiments à des surcharges et à des départs de feu.
La police de Perak Tengah considère donc ces opérations comme un problème financier et de sécurité publique. Dans l’affaire actuelle, le montant de l’électricité détournée n’a pas été communiqué et la responsabilité des deux hommes reste à établir.
