L'institution prévoit que le prix de l'or atteindra 4929 dollars avant la fin de l’année et 5296 dollars l’année prochaine.
Huitong Finance 3 septembre —— Christopher Louney, directeur mondial de la stratégie des matières premières chez RBC Capital Markets, a déclaré que la récente performance de l'or montre que l'instabilité géopolitique, la dédollarisation et les préoccupations relatives à la dépréciation du dollar reviennent sur le devant de la scène, et que le prix de l'or est prêt à dépasser à nouveau les 5000 dollars l'once. Il maintient sa prévision de décembre dernier, estimant que les facteurs moteurs de l’or ne font que marquer une pause et n’ont pas disparu ; pour le reste de l'année, l'or devrait évoluer entre 4500 et 5000 dollars, penchant pour 4929 dollars/once en fin d’année et privilégiant 5296 dollars/once en 2027.
La récente évolution du prix de l'or a prouvé que : l'instabilité géopolitique, la dédollarisation mondiale et l'inquiétude quant à une dépréciation du dollar reviennent sur le devant de la scène. Christopher Louney, responsable mondial de la stratégie sur les matières premières et de la recherche MENA chez RBC Capital Markets, a indiqué que les métaux précieux sont désormais prêts à reprendre leur mouvement ascendant vers les 5000 dollars l’once.
Maintien de la prévision de début d'année : les moteurs sont en pause, non disparus
Dans sa dernière analyse sur les matières premières, Louney écrit : "Cette année, nous avons été constants, maintenant notre prévision de décembre dernier, et ce pour de bonnes raisons. Nous avons toujours souligné que si les moteurs fondamentaux de l’or font une pause, ils demeurent intacts. Malgré des sorties sur les ETP qui durent depuis plus d’un trimestre, nous jugeons que le retour des allocations guidées par l’incertitude, la dédollarisation et la crainte de dépréciation n’est qu’à l’horizon ; ces flux finiront par revenir et pousser le prix de l’or à la hausse, ce que confirment le rebond de début août, la valorisation actuelle et les tendances d’entrées de capitaux."
Zone cible claire : 4929 dollars en fin d'année, 5296 dollars en 2027
Louney précise : "Nous pensons toujours que pour la majeure partie du reste de l’année, l’or devrait évoluer dans la fourchette 4500 à 5000 dollars l’once ; ce scénario reste inchangé, et nous en sommes très confiants. Nous soulignons désormais tout particulièrement la fourchette médiane à haute pour les troisième et quatrième trimestres, ainsi que pour l'ensemble de l’année. À la fin de l’année, nous privilégions le scénario haut de 2026, soit 4929 dollars l’once ; de la même manière, pour 2027, nous préférons un sommet à 5296 dollars l’once."
Il ajoute : "Dans tous les cas, notre fourchette médiane à haute demeure la zone de prix la plus probable parmi nos scénarios."
La leçon de 2025 : l’incertitude mène à une sous-allocation des investisseurs
Dans la perspective or 2026 publiée en décembre dernier par RBC, Louney avait déclaré : "Dans un contexte d’incertitude, l’or a prouvé sa valeur cette année ; et tant que l’incertitude persiste, nous estimons que la base stratégique de l’or fait que la voie de moindre résistance reste la stabilité, voire la hausse."
À l’époque, il écrivait : "S’il y a une leçon clé à retenir de 2025 pour 2026, c’est que : même si l’incertitude se manifeste sous diverses formes, l’incertitude persistante entourant les droits de douane, la géopolitique, les conflits, la politique, les blocages gouvernementaux et la législation fait que les investisseurs estiment avoir sous-alloué l’or. Lorsque cela s’associe à la forte performance des prix de l’or et à une faible corrélation, nous pensons que l’or s’impose désormais comme un composant stratégique du portefeuille."
Les banques centrales restent un pilier : le récit ouvre la voie aux investisseurs
RBC anticipe également que les banques centrales continueront de jouer un rôle clé pour la demande en or en 2026.
Louney explique : "Au-delà même des volumes d’achat, le fait que les banques centrales continuent d’acheter massivement nourrit un récit qui offre aux investisseurs une structure d’autorisation élargie pour continuer à allouer à l’or." Autrement dit, les achats soutenus des banques centrales ne créent pas qu’une demande directe, ils envoient aussi au marché le signal que "l’or mérite sa place en portefeuille", ouvrant ainsi la porte à davantage de capitaux.
Conclusion
De la fermeté lors des "sorties des ETP sur plus d’un trimestre", au cap clairement affiché "4929 dollars en fin d’année, 5296 l’an prochain", la position de RBC est inchangée : les moteurs de l’or font seulement une pause, ils n’ont jamais disparu. Le retour des conflits géopolitiques, de la dédollarisation, des craintes d’endettement et de dépréciation, est en train de ramener les capitaux vers cette ancienne histoire. Quant aux achats soutenus des banques centrales, ils fournissent à cette dynamique la plus solide des garanties.
Pour l’or, 5000 dollars n’est peut-être pas une fin, mais bien le point de départ d’une nouvelle revalorisation de la prime d’incertitude.
Graphique journalier de l'or au comptant – Source : Yihuotong
Fuseau horaire GMT+8, 3 septembre 13:58 Or au comptant coté à 4431,56 dollars/once
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