L'euro réduit ses gains alors que les traders cherchent des éclaircissements sur les négociations États-Unis-Iran et la politique monétaire de la Fed
L'EUR/USD évolue dans une fourchette étroite ce lundi alors que les investisseurs attendent des éclaircissements sur les négociations américano-iraniennes, tandis que les signes de stabilisation du dollar américain, après la récente faiblesse induite par l'intervention, limitent la progression de l'euro.
Au moment de la rédaction, la paire se négocie autour de 1,1515 après avoir atteint un plus haut intraday à 1,1558, son niveau le plus haut depuis le 17 juin.
Le président américain Donald Trump a déclaré ce week-end avoir annulé une frappe prévue contre l'Iran, des négociations devant débuter ce lundi. Toutefois, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a indiqué que Téhéran ne tient actuellement pas de pourparlers avec Washington. Ces déclarations contradictoires entretiennent l'incertitude géopolitique et incitent à la prudence sur les marchés.
Les investisseurs évaluent également les dernières données d'activité économique publiées des deux côtés de l'Atlantique. L'indice PMI manufacturier ISM des États-Unis est passé à 55,6 en juillet contre 53,3 en juin, dépassant les attentes situées à 54,0 et atteignant son niveau le plus élevé depuis mai 2022. Le secteur s'est ainsi développé pour un septième mois consécutif après dix mois de repli.
Parallèlement, le PMI manufacturier de la zone euro est monté à un plus haut de trois mois à 51,9 contre 51,4 en juin, bien qu'il reste en deçà des attentes du marché fixées à 52,0. La performance américaine supérieure aux prévisions apporte un certain soutien au dollar américain.
L'US Dollar Index (DXY), qui suit la valeur du Greenback face à un panier de six grandes devises, évolue autour de 99,84 après un rebond depuis un plus bas intraday à 99,42, son niveau le plus faible depuis le 15 juin.
Les perspectives du dollar s’assombrissent alors que la prudence de la Fed et l’action américano-japonaise sapent la confiance
Les économistes de DBS estiment que « la trajectoire du Greenback semble sombre en août après sa forte chute de fin juillet », une combinaison de facteurs politiques et géopolitiques rendant le dollar vulnérable. Ils mettent en avant « la conjonction d’une Fed apparemment réticente à relever ses taux, des interventions coordonnées entre les États-Unis et le Japon sur le marché des devises, et un apaisement du contexte géopolitique au Moyen-Orient » comme des facteurs clés qui « maintiennent l’USD sous pression ».
DBS précise que « le président de la Fed, Kevin Warsh, a déstabilisé les investisseurs qui avaient accumulé des positions longues sur l’USD pariant sur sa réputation de faucon ». Au lieu de laisser entendre une possible hausse des taux, « Warsh a profité de la réunion du FOMC des 28 et 29 juillet pour mettre l’accent sur des réformes institutionnelles, en particulier la réduction de la forward guidance. »
L’attention se tourne désormais vers les prochaines données sur l’emploi américain pour obtenir de nouveaux signaux sur l’orientation de la politique de la Fed. Le rapport JOLTS Job Openings sera publié mardi, suivi de l’ADP Employment Change mercredi et des Nonfarm Payrolls (NFP) vendredi.
Avertissement : le contenu de cet article reflète uniquement le point de vue de l'auteur et ne représente en aucun cas la plateforme. Cet article n'est pas destiné à servir de référence pour prendre des décisions d'investissement.
Vous pourriez également aimer
WPIC prévoit un surplus d'offre de 8,2 tonnes sur le marché du platine en 2026.
