Morgan Stanley rassure le marché : les dépenses d’investissement « agressives » dans l’IA d’Amazon (AMZN.US), Google (GOOGL.US) et Microsoft (MSFT.US) finiront par générer d’importants retours
Bien que les investisseurs s'inquiètent de l'ampleur jugée "extrême" des dépenses en capital des fournisseurs de services cloud hyperscale, Morgan Stanley estime que ces investissements massifs finiront par générer des rendements considérables.
Selon l’application financière Zhihong Finance, bien que les investisseurs s’inquiètent de l’ampleur "extrême" des dépenses d’investissement des fournisseurs de cloud hyperscaler—Amazon (AMZN.US), Google (GOOGL.US) et Microsoft (MSFT.US), Morgan Stanley pense que ces investissements colossaux finiront par rapporter considérablement.
L’équipe d’analystes menée par Brian Nowak souligne que, bien que les dépenses d’investissement combinées des trois géants du cloud atteignent 1 400 milliards de dollars, leurs calculs montrent que ces investissements devraient générer un retour sur capital investi (ROIC) de 25 % à 50 %.
Dans un rapport exhaustif destiné aux investisseurs, Nowak déclare : « Nous restons optimistes quant au ROIC à long terme de ces investissements et introduisons pour la première fois trois cadres et modèles d’analyse du ROIC de l’intelligence artificielle générative (GenAI), détaillant l’attrait du ROIC incrémental réalisable (environ 25 % ou plus) et l’économie unitaire. Les trois scénarios commerciaux sont : 1) activité de location de GPU en mode hyperscaler ; 2) API générées par des modèles ; 3) API générées par des modèles fonctionnant sur une infrastructure tierce. »
Nowak précise : « Nos calculs approfondis des revenus des hyperscalers incluent une analyse de la flexibilité des tarifs horaires des Nvidia GB300 GPU et des taux d’utilisation. Les principaux coûts incluent la dépréciation de l’équipement informatique (serveurs/réseaux) et des équipements non informatiques (coquille d’alimentation), les coûts énergétiques et autres dépenses d’exploitation (main-d’œuvre, maintenance, etc.). Bien que la tarification des GPU soit un variable clé à surveiller de près (les tarifs varient selon les hyperscalers, le type de puce, les instances réservées et de compétition/demandes instantanées), nous estimons globalement que cette activité pourrait générer une marge EBIT supplémentaire de 60 à 70 %, avec un ROIC de 25 à 40 %. »
L’activité API générée par des modèles à destination des développeurs, entreprises et PME présente un potentiel ROIC pouvant atteindre 40 % ou plus.
Nowak écrit : « Ici aussi, malgré des investissements initiaux conséquents, l’économie unitaire incrémentale est très attractive. Dans ce scénario, nous avons ajusté le ratio de capacité de calcul utilisée pour l’inférence (vs. entraînement), le débit de tokens par GPU par seconde et la tarification des tokens (des leviers clés pour la rentabilité et le ROIC)… Mais l’importance de l’innovation de produit (qui influe sur la tarification des tokens) et de l’innovation en matière de puce/logiciel (qui impacte le débit de tokens) illustre clairement que des investissements massifs sont nécessaires pour conquérir le marché. »
Finalement, l’activité API générée par des modèles fonctionnant sur l’infrastructure de tiers est estimée pouvoir générer environ 25 % de ROIC.
Nowak ajoute : « Comme pour les fournisseurs de modèles disposant de leur propre capacité, la tarification des tokens et l’efficacité des tokens pilotées par l’innovation produit sont cruciales pour la rentabilité à l’échelle de cette activité. Mais dans ce scénario, le coût des calculs (c’est-à-dire la part des revenus des hyperscalers) joue aussi un rôle déterminant dans l’économie unitaire. »
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