Le gouvernement japonais fait soudainement marche arrière ! Le signal politique qui avait provoqué la chute du yen a été corrigé, confirmant l'indépendance de la Banque du Japon
Reuters UK a vu vendredi (17 juillet) la version finale du document, qui montre que le gouvernement japonais va clairement indiquer dans sa nouvelle feuille de route économique que la décision sur les outils spécifiques de politique monétaire doit être confiée à la Banque du Japon.
Le document montre que cette formulation sera ajoutée dans la note de bas de page de la feuille de route, en citant les articles juridiques pertinents, et en insistant sur la nécessité de préserver l'indépendance de la Banque du Japon dans l'élaboration de la politique monétaire.
Cette modification fait partie de plusieurs ajustements apportés par le gouvernement japonais par rapport à la version préliminaire. La version précédente avait suscité des inquiétudes sur le marché, des investisseurs pensant que le gouvernement pourrait exercer une pression sur la Banque du Japon afin qu'elle retarde la hausse des taux d’intérêt, ce qui a entraîné des ventes sur le yen et les obligations d’État japonaises.
La version préliminaire mentionnait que les décisions de politique de la Banque du Japon devaient être en accord avec la politique économique du gouvernement. Cette exigence est également inscrite dans la loi, mais la première version n’abordait pas un autre article légal sur le droit de la Banque du Japon à déterminer sa politique monétaire.
La version finale de la feuille de route indique : « Pour atteindre une forte croissance économique, assurer une bonne opération de la politique monétaire afin de garantir une hausse stable des prix est essentiel. »
Le document révèle également que le gouvernement japonais ajoutera une disposition dans la version finale : le gouvernement décidera, « avant le début août », s’il va réduire la taxe sur la consommation alimentaire et, le cas échéant, de combien.
L’agence de presse Kyodo du Japon avait déjà rapporté ce projet.
Pour l’instant, le gouvernement japonais n’a pas commenté la question.
Selon la législation actuelle du Japon, la Banque du Japon bénéficie d'une indépendance à l’abri des interférences politiques, tout en devant veiller à une coordination étroite avec la politique économique du gouvernement.
C’est justement sur la base de cette disposition de coordination que Sanae Takaichi et ses conseillers économiques favorables à une politique monétaire accommodante ont jusqu’ici exhorté la Banque du Japon à faire preuve de prudence sur d’éventuelles hausses de taux supplémentaires.
La version finale de la feuille de route économique devrait être approuvée par le Cabinet japonais mardi prochain.
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