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BCA : Jour de libération 2.0 - Politique tarifaire et perspectives pour les élections de mi-mandat de 2026

BCA : Jour de libération 2.0 - Politique tarifaire et perspectives pour les élections de mi-mandat de 2026

左兜进右兜2026/09/13 12:38
Par: 左兜进右兜

Chaque fois que les nouvelles sur les droits de douane refont la une, la question la plus immédiate des investisseurs est : la bourse américaine va-t-elle encore chuter ?

BCA Research, dans sa publication du 9 septembre 2026 intitulée « Liberation Day 2.0 » (« Jour de Libération 2.0 »), propose une analyse sur un horizon temporel plus long.

BCA : Jour de libération 2.0 - Politique tarifaire et perspectives pour les élections de mi-mandat de 2026 image 0

Selon BCA, une nouvelle vague de conflit autour des droits de douane pourrait se prolonger jusqu’en 2027, mais le marché disposerait encore d’une marge pour absorber le choc, et le marché haussier n’est pas nécessairement condamné à s’arrêter. Toutefois, les politiques musclées d’aujourd’hui pourraient, par l’effet sur les prix, l’opinion publique et les résultats électoraux, entraîner un revirement politique quelques années plus tard.

Ce rapport a été rédigé par Matt Gertken, Yushu Ma et Jesse Kuri. Il intègre les élections de mi-mandat de 2026, la présidentielle de 2028, ainsi que les possibles évolutions fiscales de 2029, dans une même chaîne d’analyse.

Les conflits douaniers pourraient se répéter, et les marchés financiers restent, aux yeux de BCA, une contrainte cruciale sur la politique.

Le rapport rappelle que, lors de la première vague de choc des droits de douane en « Jour de Libération » 2025, la bourse américaine avait failli entrer en marché baissier, et les rendements obligataires avaient nettement grimpé, avant que Trump ne réduise finalement certains dispositifs douaniers.

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BCA en déduit que, même si Trump ne peut pas se représenter en 2028, il restera soucieux des résultats électoraux du parti républicain et de son héritage politique. Cela signifie qu’il sera encouragé à se servir des droits de douane comme levier de négociation, tout en évitant de précipiter l’économie et la bourse dans le chaos.

BCA estime donc qu’on pourrait à nouveau observer cette séquence : d’abord augmentation des droits de douane, puis négociation ; après une période de tension sur les marchés, certains ajustements politiques suivront.

Cependant, ce raisonnement n’implique pas que chaque correction de marché sera rapidement endiguée par la politique. Avant que les ajustements ne surviennent, entreprises et investisseurs pourraient déjà avoir supporté des coûts conséquents.

Un contrôle judiciaire et la surveillance du Congrès ne suffiront pas non plus à faire disparaître immédiatement le risque douanier. Selon l’analyse du rapport, même si certains droits de douane sont contestés en justice, le gouvernement pourrait s’appuyer sur d’autres fondements juridiques ; et même si les démocrates contrôlaient à la fois la Chambre et le Sénat, ils pourraient manquer du nombre de voix nécessaire pour renverser un veto présidentiel.

Ainsi, BCA ne considère pas comme scénario de base que « les droits de douane disparaîtront automatiquement après les élections de mi-mandat ».

Une nouveauté plus difficile à gérer dans cette guerre commerciale réside aussi dans l’évolution potentielle de la réaction des autres pays.

BCA prévoit que le Canada, la Chine et l’Europe pourraient prendre davantage de contre-mesures à l’avenir. Les gouvernements étrangers subissent également des pressions politiques internes, et accepter les exigences des États-Unis n’est pas forcément moins coûteux que de riposter.

Les États-Unis auront aussi du mal à faire supporter l’intégralité du coût des droits de douane à l’étranger.

Le rapport cite l’exemple du Canada : environ 40 à 60 % du commerce entre les États-Unis et le Canada correspond à des biens intermédiaires. Ces composants et matériaux franchissent plusieurs fois la frontière et toute taxe supplémentaire se répercute sur la chaîne d’approvisionnement, affectant les entreprises américaines sur leur sol.

Le Michigan en est une parfaite illustration. Selon les données du rapport, environ 39 % des exportations de cet État partent vers le Canada. La chaîne industrielle automobile étant particulièrement intégrée, une pression commerciale sur le Canada risquerait d’impacter également les commandes et les coûts des États américains industriels.

Dans le scénario de BCA, le taux effectif des droits de douane américains pourrait atteindre 15 à 17 % en 2027. Le niveau exact dépendra des futures hausses, négociations et recours judiciaires, mais la pression sur les coûts des entreprises pourrait durer plus longtemps.

Ces coûts économiques entrent désormais dans l’évaluation de BCA pour les élections de mi-mandat.

Pour les électeurs, la politique se fait sentir très concrètement au moment de faire le plein, remplir le caddie ou payer ses factures.

BCA : Jour de libération 2.0 - Politique tarifaire et perspectives pour les élections de mi-mandat de 2026 image 2

Selon le rapport, la pression sur les prix des biens due aux droits de douane, ajoutée au coût énergétique lié aux tensions géopolitiques, pèsera sur l’avantage électoral républicain. Même si l’économie nationale reste solide, les habitants et les entreprises de certains États pivots pourraient ressentir plus fortement cette pression.

BCA privilégie donc toujours une victoire des démocrates aux deux chambres lors des élections de mi-mandat de 2026.

Mais il y a un détail important dans ce rapport : les analyses des experts et les résultats des modèles quantitatifs ne convergent pas complètement.

Le modèle BCA sur le Sénat, qui prévoyait précédemment que les républicains auraient une courte majorité de 51 contre 49, s’ajuste désormais à 50 sièges pour chaque parti. Dans ce cas, les républicains pourraient toujours conserver le contrôle grâce à la voix décisive du vice-président.

Autrement dit, le modèle montre que l’avantage républicain se réduit ; et les analystes jugent que les démocrates sont en position de réaliser de réels gains.

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Le texte original reconnaît aussi que l’écart dans les sondages des États clés reste souvent de l’ordre de 2 à 3 points de pourcentage, à la limite de la marge d’erreur : la performance des candidats, les événements inattendus et la participation pourraient influencer le résultat final.

Ce désaccord est utile à conserver. Il montre qu’une note de recherche peut exposer une opinion nette tout en admettant que la conclusion n’est pas encore confirmée par les données.

Si BCA regarde jusqu’en 2029, c’est parce qu’une élection modifie souvent les attentes relatives à la suivante.

Si les démocrates obtiennent de bons résultats en 2026, le marché pourrait anticiper leur victoire combinée à la Maison-Blanche et au Congrès en 2028. Selon le raisonnement de BCA, cela renforcerait la probabilité d’une hausse des taux d’imposition en 2029.

Pour les entreprises, l’impôt agit sur le bénéfice net, les subventions sur la rentabilité des projets, et une évolution réglementaire peut modifier les conditions de concurrence sectorielle. Même si les politiques ne sont pas appliquées, il suffit que la probabilité de leur adoption change pour que le marché commence à ajuster ses valorisations.

Bien sûr, entre les sondages de 2026 et la politique fiscale de 2029, de nombreux facteurs intermédiaires demeurent : résultats électoraux, répartition des sièges au Congrès, contenu des lois, etc.

Pour bien interpréter ce rapport, il faut garder ce contexte à l’esprit : il s’agit d’une trajectoire politique possible, non certaine.

Cela explique l’attitude apparemment contradictoire de BCA : tout en restant vigilant sur les évolutions politiques à long terme, le cabinet considère que la volatilité liée aux élections de 2026 ne compromettra pas forcément le marché haussier de fin d’année.

Le rapport rappelle aussi que, historiquement, la perte du Congrès par le parti du président n’a pas toujours conduit à des performances boursières décevantes. L’historique constitue toutefois un simple contexte, sans valeur prédictive sur une élection en particulier.

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L’un des risques principaux de ce raisonnement modéré de BCA serait une dégradation inattendue de l’économie américaine. Le rapport s’inquiète du fait qu’une détérioration économique et un effritement de la popularité pourraient pousser Trump à des mesures commerciales plus agressives, aggravant ainsi les conflits initialement jugés contrôlables.

La résilience de l’économie américaine reste donc un préalable essentiel à suivre en lisant ce rapport.

Si la politique change de cap, les impacts varieront fortement d’un secteur à l’autre.

BCA énumère quatre axes d’observation prioritaires dans son rapport.

En premier lieu viennent les constructeurs immobiliers. BCA estime que le renforcement de l’accessibilité au logement pourrait devenir une priorité démocrate. Si les droits de douane sur le bois, l’acier ou l’aluminium baissent et que l’offre de main d’œuvre s’améliore, conjugués à de nouveaux soutiens publics, les entreprises de construction pourraient réduire leurs coûts et voir la demande progresser.

Pour les énergies vertes, l’enjeu réside dans l’élargissement du champ des politiques d’appui. Le rapport prédit qu’un basculement démocrate élargirait les soutiens des batteries et matériaux stratégiques à davantage de domaines des énergies propres, sous réserve de nouvelles subventions, incitations fiscales et d’une rentabilité confirmée pour les entreprises.

Dans le secteur des équipements médicaux, les différences sectorielles dominent. Selon BCA, un retour du débat sur l’assurance santé universelle mettrait surtout les assureurs face à une pression accrue sur leur modèle d’affaires ; en revanche, les fabricants d’équipements spécialisés, protégés par leur technologie et la régulation, subiraient moins ce choc. C’est la position relative qu’il faut observer ici.

Pour les biens de consommation essentiels, la logique est plus citoyenne. Le rapport estime que l’aide sociale soutiendra la demande, et la baisse des coûts énergétiques et des droits de douane profiterait également aux marges. Néanmoins, la pression politique sur la tarification pourrait aussi s’intensifier pour les entreprises.

Ces quatre axes ont en commun de relier la politique concrète aux revenus ou coûts des entreprises. Les performances boursières dépendront aussi de la valorisation, des taux, de la concurrence et de la gestion opérationnelle.

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À la lecture de ce rapport, c’est surtout la gestion des différentes échelles temporelles qui m’interpelle.

À court terme, la surenchère douanière affecte le moral des marchés et les coûts des entreprises ; la pression persistante sur le coût de la vie peut influer sur les choix électoraux ; et ces résultats électoraux finiront par peser sur la fiscalité et les politiques sectorielles des prochaines années.

Tous ces maillons sont liés, et chacun devra être confirmé par de nouveaux éléments.

Désormais, au-delà des simples déclarations sur les droits de douane, il faudra suivre la capacité des entreprises à digérer les coûts, observer si les sondages dans les États pivots sortent de la marge d’erreur, et voir dans quelle mesure les politiques proposées deviennent des mesures concrètes. Avec ces évolutions, le scénario de BCA devra aussi être testé.

Avertissement : le contenu de cet article reflète uniquement le point de vue de l'auteur et ne représente en aucun cas la plateforme. Cet article n'est pas destiné à servir de référence pour prendre des décisions d'investissement.
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